Nicolas Carreau est journaliste sur Europe 1 où il parle des livres.
Présentez-vous-en quelques mots ?
« Je suis journaliste à Europe 1 depuis 15 ans, j’y anime une émission consacrée à la littérature, « La Voix est livre ». J’écris aussi des chroniques ici ou là. Aux Inrocks, de 2012 à 2015. Dans Marianne depuis 3 ans. Ce sont des chroniques de SF. J’écris aussi des livres, des essais. »
Quel a été le livre marquant que vous avez lu durant votre jeunesse ?
« Les trois mousquetaires. Un choc. Résultat, j’ai cru longtemps que j’étais d’Artagnan. Et quand je suis arrivé de Beaupreau (Maine-et-Loire) à Paris pour mes études, j’ai d’abord pensé à lui »

Quels sont les auteurs de votre jeunesse ?
« Alexandre Dumas donc et Stephen King. On peut lire les deux adultes aussi. Mais je lisais assez peu enfant. J’ai commencé vraiment à lire sérieusement à 20 ans. »


Comment êtes-vous arrivé à aimer la littérature ?
« Par mes parents et leur bibliothèque, j’étais entouré de livres, c’étaient donc des objets familiers. Et puis mon frère a commencé à beaucoup lire et j’ai suivi. J’ai toujours suivi mon grand frère »
Vos auteurs favoris maintenant ?
« Dumas et King toujours ! Mais aussi Harper Lee, Bret Easton Ellis, Houellebecq, Salinger, Truman Capote, James Ellroy, John Grisham, Jean Echenoz, Éric Chevillard »
L’auteur que vous rêveriez d’interviewer ?
« Echenoz et Grisham. Mais c’est déjà fait. Stephen King, bien sûr, mais il donne très peu d’interview. Houellebecq, idem. Et en plus difficile encore : Fitzgerald »
L’auteur que vous n’arrivez pas à lire ?
« Haha ! Aucun. Si c’est en français, je fais l’effort, même si le roman est complexe. Au contraire, j’aime ça. Mais si vous me demandez quel livre me tombe des mains… il y en a beaucoup, mais je m’arrête à la cinquantième page sans aucun scrupule »
Même Proust ?
« Comment ça ? Proust, ça ne tombe pas des mains, c’est LE chef d’œuvre. Il faut prendre le « temps » de le lire »
Votre genre préféré ?
Il n’a pas de genre préféré mais M. Carreau dit :
« Je n’ai pas de genre préféré. Pour moi, ça n’existe pas d’ailleurs. Il y a seulement des bons et des mauvais livres. Bien ou mal écrit, c’est tout. »
Le genre qui vous tombe des mains ?
« Donc il n’y en pas ».
Le livre que vous aimez offrir ?
« « Courir » de Jean Echenoz, la biographie romancée « à la Echenoz » d’Emil Zatopek, le coureur de fond et je ne demande jamais à quelqu’un à qui j’ai offert un livre s’il l’a lu »
Votre endroit préféré pour lire ?
« Pour mon travail, il faut que je puisse lire partout. J’y arrive à peu près. Mais j’aime beaucoup le métro pour lire. Et/ou le train »
Aimez-vous les adaptations littéraires au cinéma ou à la télévision ?
« Ça dépend des adaptations. En général, quand même, le roman est meilleur, parce qu’il est plus complet. Mais il y a des exceptions. Je n’ai pas trop aimé « Drive » de James Sallis. En revanche, c’est l’un de mes films favoris. »
Avez-vous une adaptation qui vous a marquée ?
« Shutter Island. Je trouve que les deux sont bons. Le roman est meilleur quand même, parce que l’on comprend mieux le psychisme du personnage, mais l’atmosphère du film est dingue »
Où est votre librairie où vous achetez vos livres ?
« Je change. En général quand je cherche un livre, j’utilise le site « librairie paris » pour savoir où je peux trouver le roman. Je le commande et je vais le chercher. J’aime bien les bouquinistes aussi. »
Avez-vous eu des modèles dans le journalisme littéraire ?
« Pas tellement, j’essaye de faire mon truc. Mais j’ai beaucoup d’admiration pour Busnel, Garcin ou Leménager, par exemple »
Le mot de la fin ?
« « Attendre et espérer » c’est la fin de Monte-Cristo »
Vous pouvez Nicolas Carreau à la radio sur Europe 1 avec son émission « La Voix est livre » de 14h à 15h : voici le lien https://www.europe1.fr/emissions/la-voix-est-livre
Nicolas Carreau a écrit de nombreux ouvrages, voici le lien de son dernier livre :
Je tenais à remercier Nicolas Carreau qui a eu la gentillesse de répondre à mes questions et à prendre du temps pour moi.
