Joséphine Baker, de la scène au Panthéon

En juin prochain, on célébrera les 120 ans de la naissance d’une grande artiste : Joséphine Baker. Comment résumer une vie aussi exceptionnelle ? D’ailleurs, peut-on vraiment parler d’une seule vie ? Joséphine Baker en a vécu plusieurs.

Elle connaît d’abord une enfance difficile aux États-Unis, marquée par la pauvreté et le racisme. Elle devient ensuite danseuse et connaît le succès à Paris dans la Revue nègre, où elle se produit notamment aux Folies Bergère, célèbre pour sa mythique ceinture de bananes.

Profondément amoureuse de la France, de Paris et des Français, elle chantera cet attachement dans sa chanson emblématique « J’ai deux amours, mon pays et Paris ».

En juin 1940, la France est occupée par l’armée allemande. C’est dans son château des Milandes que Joséphine Baker entend l’appel d’un général incitant les Français à résister : le 18 juin 1940, le général de Gaulle, depuis Londres, lance son célèbre appel, qui marquera l’histoire de la France libre.

Désireuse de participer à l’effort de guerre, Joséphine Baker s’engage dans la Résistance et devient espionne. Elle dissimule notamment des documents ultra-secrets dans ses partitions de musique, qu’elle transporte lors de ses récitals en Afrique du Nord, alors sous contrôle nazi.

Durant la Seconde Guerre mondiale, elle apporte également du réconfort aux soldats français, notamment en Allemagne.

Un autre aspect marquant de sa vie est sa famille hors du commun. Elle décide d’adopter des enfants venus du monde entier : ils seront douze, formant ce qu’elle appellera sa « tribu arc-en-ciel ».

Dans cet article, j’aurais aussi pu évoquer son combat pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis, ainsi que le soutien de son amie, la princesse Grace de Monaco.

La France lui rendra hommage en 2021, en la faisant entrer au Panthéon, parmi les grandes figures honorées par la patrie reconnaissante.

Pour en savoir plus sur ce destin hors du commun, je vous invite à lire le roman graphique de Catel et Bocquet, qui a été une source d’inspiration pour l’écriture de cet article.


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