Je suis ravi de vous parler d’une biographie que je viens d’achever de lire, publiée aux éditions PUF et consacrée à Jacques Delors, sous la plume de Christophe Bellon.
Cet ouvrage se révèle tout à fait passionnant, tant d’un point de vue historique que politique.
Je dois être honnête avec vous : avant cette lecture, je connaissais assez mal la vie et le parcours politique de Jacques Delors.
Lorsque l’on m’évoquait son nom, je pensais avant tout à sa décision de ne pas se présenter à l’élection présidentielle de 1995, annoncée lors de l’émission 7 sur 7, face à Anne Sinclair.
Je savais également qu’il avait occupé le poste de président de la Commission européenne pendant dix ans, de 1985 à 1995.
Enfin, c’est au moment de sa disparition, en décembre 2023, que j’ai appris qu’il était le père de Martine Aubry, ancienne maire de Lille.
La lecture de cette biographie m’a ainsi permis de découvrir bien davantage que ces quelques éléments et de mieux comprendre la richesse de sa vie, de son engagement politique et de son action.
L’un des premiers aspects qui m’a particulièrement intéressé concerne sa formation et ses débuts professionnels. J’ai notamment découvert que Jacques Delors avait fait relativement peu d’études, mais qu’il avait énormément appris au cours de sa première expérience professionnelle à la Banque de France.
J’ignorais également qu’il avait été syndicaliste et qu’il avait notamment joué un rôle dans la crise des mineurs de 1963.
En reconnaissance de son engagement, ces derniers lui avaient offert une lampe de mineur, qu’il conservera tout au long de ses différentes fonctions. Cette anecdote m’a particulièrement marqué, car elle illustre un aspect moins connu de son parcours.
L’ouvrage revient sur son passage auprès de Jacques Chaban-Delmas, alors nouveau Premier ministre, nommé par le président de la République Georges Pompidou en 1969.
Jacques Delors devient alors conseiller du Premier ministre et résume ainsi son rôle : il préfère « être dans la cuisine et faire passer les plats ».
C’est avec Simon Nora qu’il travaille notamment sur l’idée de la « Nouvelle Société », qui deviendra le thème du célèbre discours prononcé par Jacques Chaban-Delmas devant les députés à l’Assemblée Nationale.
Cette initiative ne sera toutefois pas appréciée par Georges Pompidou, qui n’avait pas reçu le discours suffisamment tôt et aurait demandé à son Premier ministre de « flanquer la pagaille dans la majorité ».
Un autre aspect de son parcours m’a particulièrement intéressé : son engagement en faveur de la formation professionnelle.
Lorsqu’il était conseiller social de Jacques Chaban-Delmas, Jacques Delors souhaitait mettre en place un système permettant aux salariés d’accéder à la formation professionnelle. Son projet fut largement approuvé par les organisations représentatives, aussi bien patronales que salariales, le 9 juillet 1970.
Il aboutira ensuite à la loi du 16 juillet 1971, qui avait notamment pour objectif « d’offrir une deuxième chance à ceux qui ont quitté l’école trop tôt ».
J’ai trouvé intéressant de découvrir la manière dont Jacques Delors a contribué à la mise en place de ce dispositif, dont les principes ont marqué durablement la formation professionnelle en France.
Plus tard dans sa carrière, Jacques Delors reviendra à la Banque de France, où il avait commencé sa vie professionnelle, en siégeant notamment à son conseil d’administration. Parallèlement, il enseignera à l’université Paris-Dauphine.
Avant de devenir ministre de l’Économie et des Finances, il a également été député européen.
J’ai aussi découvert qu’il avait été maire de Clichy, même si cette expérience municipale fut relativement courte, puisqu’il n’exerça cette fonction que pendant un an.
Son parcours européen occupera ensuite une place centrale dans sa carrière. Jacques Delors deviendra président de la Commission européenne en 1985 et le restera jusqu’en 1995.
Ces dix années constituent une période importante de son parcours, à laquelle l’ouvrage consacre naturellement une place considérable.
C’est d’ailleurs l’un des aspects de cette biographie qui m’a demandé le plus d’attention. J’ai trouvé certains passages plus techniques, notamment ceux consacrés à la construction européenne, qui occupe une place importante dans la carrière de Jacques Delors.
Je ne vais toutefois pas vous dévoiler ici l’ensemble de sa vie et de son parcours professionnel. Je préfère vous laisser les découvrir à travers la lecture de cette biographie, qui permet de mieux appréhender les différentes étapes de son itinéraire.
Personnellement, cette lecture m’a beaucoup intéressé, car je connaissais finalement assez peu la vie professionnelle de Jacques Delors. J’ai pu découvrir un homme dont le parcours ne se limite pas à ses fonctions ministérielles ou à sa présidence de la Commission européenne, mais qui s’est également illustré par son engagement syndical, son intérêt pour les questions sociales et son action en faveur de la formation professionnelle.
Je vous invite donc à découvrir ou à redécouvrir le parcours de cet homme à travers cette biographie, qui permet de mieux comprendre son itinéraire professionnel, politique et européen.
Je tiens également à remercier les éditions PUF de m’avoir envoyé cet ouvrage.
Pour en savoir plus, je vous invite à vous rendre chez votre libraire habituel ou dans votre librairie de quartier afin de découvrir cet ouvrage, intitulé tout simplement Jacques Delors, publié aux éditions PUF et écrit par Christophe Bellon.

