Aujourd’hui, nous sommes le 21 juin 2023. Cette année marque le 80ᵉ anniversaire de la disparition de Jean Moulin. Je vais vous raconter les circonstances de cette disparition et les conséquences qu’elle a eues.
Nous sommes le 21 juin 1943 à Caluire-et-Cuire, une ville en banlieue de Lyon.
Une réunion importante a lieu dans la maison du docteur Frédéric Dugoujon.
Ce rendez-vous a une grande importance, car il vise à désigner le successeur du chef de l’Armée secrète, Vidal (général Delestraint), qui a été arrêté le 9 juin, à la station de métro « La Muette ».


À 13 h 30, les premiers participants arrivent, parmi eux, André Lassagne, un ami du docteur qui a organisé les détails de cette réunion, ainsi que Henry Aubry, cadre du mouvement Combat et René Hardy, qui n’était pas initialement convié à la réunion.
Ces derniers sont conduits au premier étage pour la réunion.




Quarante-cinq minutes plus tard, les trois derniers participants arrivent, mais la bonne du docteur les a pris pour des patients :
Ils sont conduits au rez-de-chaussée au lieu du premier étage.
Parmi ces trois personnes, se trouve Jean Moulin, qui se fait appeler Jacques Martel, le Colonel Émile Schwarzfeld, pressenti pour succéder au général Delestraint, et Raymond Aubrac.
Quinze minutes plus tard, la Gestapo fait irruption dans la maison du docteur.
Les Allemands arrêtent les personnes se trouvant au rez-de-chaussée, ainsi que celles au premier étage.
En quittant la maison, les résistants sont embarqués dans les voitures de la police.
Cependant, l’un d’entre eux s’échappe, René Hardy, qui n’était pas menotté.
Est-ce lui qui a dénoncé Jean Moulin et les autres ? Si la justice l’a relaxé en 1947 puis acquitter en 1950, les deux procès ont été entachés de nombreuses irrégularités.
Suite à la rafle de Caluire, Jean Moulin est emmené à la prison de Montluc où il sera identifié.
Prison de Monluc





Par la suite, il est torturé par le chef de la Gestapo de Lyon, Klaus Barbie.
Jean Moulin ne prononce pas un mot.
Après de nombreuses tortures, il décède dans le train qui devait l’emmener en Allemagne le 8 juillet 1943, en gare de Metz.
Vingt et un an plus tard, le 19 décembre 1964, André Malraux prononcera son fameux discours lors de la panthéonisation de Jean Moulin.
Discours d’André Malraux : https://www.youtube.com/watch?v=vZbeMLga6gA
Dix-neuf ans plus tard, Klaus Barbie, qui vivait en Bolivie sous une fausse identité, était expulsé vers la Guyane française.
Le procès débutait le 11 mai 1987.
Le 4 juillet 1987, Barbie était condamnée à la réclusion à perpétuité et décédait le 25 septembre 1991.

Je tenais à remercier Monsieur Thomas Rabino qui a eu la gentillesse de me donner des détails sur ce moment de l’histoire de la seconde Guerre Mondiale.
