Aujourd’hui interview de Thomas Croisière : humoriste, chroniqueur sur France Inter et comédien.
Il a trois passions dans la vie : Michel Sardou, faire des radiokés sur France Inter durant la matinale d’Ali Baddou et Marion L’Hour le vendredi matin et les comédies françaises au cinéma.
C’est à propos de ces dernières que je l’ai interrogé.
Il est actuellement au théâtre du Lucernaire à Paris pour son spectacle « Voyage en comédie », les vendredi et samedi à 21h30 et le dimanche à 19h.
Il joue son spectacle jusqu’au 31 décembre prochain.
Est-ce tu peux te présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Thomas Croisière, j’ai 49 ans et je suis père de deux enfants.
Comment as-tu eu l’idée de faire ce spectacle ?
Ce n’est pas moi qui ai eu l’idée.
C’est mon metteur en scène, Thibault Ameline, parce qu’il avait écouté une de mes chroniques sur France Inter où je parlais de comédies cultes. Et on ne se connaissait pas bien, mais il avait mon numéro de téléphone et après avoir écouté la chronique, il m’a dit « Mais tu devrais faire un spectacle qui parle des comédies cultes, parce que tu m’as donné envie de voir 20 films ». Et puis, il a planté une petite graine dans mon cerveau. Et quand est arrivé le confinement et qu’on n’avait pas grand-chose à faire, une fois qu’on avait fini de faire la vaisselle, la cuisine, les lessives et les leçons pour les enfants, je me suis mis à écrire ce spectacle. Et puis, trois ans plus tard, je le joue sur scène au Lucernaire et dans toute la France.
Pourquoi faire un spectacle sur le cinéma français ?
Parce qu’à la base, j’adore le cinéma et je trouve qu’on ne parle pas très bien des comédies populaires françaises, alors que ce sont des films très importants qui nous réunissent tous. On a tous ri devant La Grande Vadrouille, La Folie des Grandeurs, Le Père Noël est une ordure, Bienvenue chez les Ch’tis, Intouchables. Et pourtant, on ne reconnaît pas vraiment de vertus à ces films- là. Donc, j’avais très envie de rendre à César ce qui appartient aux films qui n’ont pas eu de César et donc de parler en bien de ces auteurs, ces réalisateurs, ces producteurs, ces compositeurs, ces acteurs qui m’ont fait tellement de bien et qui continuent de m’en faire. C’est un spectacle qui fait du bien.
Est-ce que on peut parler d’un spectacle hommage au cinéma qui a marqué ton enfance ?
Bien sûr, à travers ce spectacle, je parle de moi, puisque ce sont mes affinités, mes choix de films, c’est ma vie. Donc oui, je parle de ma jeunesse, mais surtout, je parle de cinéma et le cinéma est intemporel, c’est- à- dire qu’on prend toujours autant de plaisir aujourd’hui à regarder Les bronzés, alors que c’est un film qui a plus de 40 ans. Et ces films- là ont donné d’autres films. La Troupe du Splendid d’aujourd’hui, elle s’appelle La bande à Fifi et elle fait des films qui nous font tous marrer, comme Alibi.com 2, qui a été un gros succès de cette année. Donc le plaisir du cinéma, c’est aussi ça, c’est qu’un film amène un autre film, amène un autre film et donc on traverse le temps à travers le cinéma.
Comment s’est faite la sélection des films ?
Je n’ai pas vraiment fait de sélection. J’ai pris un papier, j’ai commencé à écrire sans savoir où j’allais. C’est le stylo qui a pris… Enfin, le stylo, ce sontmes doigts, puisque c’était au clavier, qui ont pris la direction d’écriture. Et un film en amenant à un autre, en amenant à un autre, ça crée une histoire. Mais la sélection, en fait, elle est venue au fil de la plume.
Comment ton metteur en scène t’a convaincu de faire ce spectacle ?
Il ne m’a pas convaincu. Il m’a juste dit « Ce serait cool que tu le fasses. »et je me suis dit « Ouais, c’est cool de le faire. »et donc je l’ai écrit. Et puis justement, derrière, il était bien embêté parce que je l’ai appelé et lui ai dit « C’est bon, j’ai un spectacle et tu vas le mettre en scène. » Et donc après, on a bossé. Il n’y a pas eu besoin de me convaincre. Moi, tu sais, à partir du moment où tu me dis « C’est sympa. ». C’est comme quand tu me dis « Tiens, on va faire une interview où c’est sympa. », eh bien on la fait.
Si tu as trois mots pour qualifier ce spectacle ?
Brillant, formidable, drôle.
Le mot de la fin ?
Vive le cinéma et vive la comédie.
Merci à toi, Thomas.
Merci à toi, Arthur.
Je tenais à remercier Thomas Croisière qui a eu la gentillesse de répondre à mes questions.
Vous pouvez le retrouver du vendredi au dimanche au théâtre du Lucernaire à Paris au 53 rue notre dame des champs. Il joue jusqu’au 31 décembre prochain. Le vendredi et le samedi à 21h30 et les dimanches à 19h ainsi qu’en tournée dans toute la France.

