Émile Zola est un écrivain français du XIXème siècle.
Ses livres sont très réalistes car il évoque la vie quotidienne de son époque.
Ses plus grandes œuvres sont Germinal, Thérèse Raquin, Au Bonheur des Dames.
Il a aussi été un acteur majeur dans l’Affaire Dreyfus, l’une des plus grandes affaires de la fin du XIXème siècle.
Vous ne vous souvenez plus de cette affaire ? Je vais vous la raconter brièvement.
Le capitaine Alfred Dreyfus a été accusé d’avoir trahi sa patrie, la France, et d’être un espion à la solde de l’Allemagne.
On aurait retrouvé dans une poubelle l’acte de trahison, signé par Dreyfus, où il y aurait marqué très clairement qu’il était un espion
pour les services secrets allemands.
En plus d’être accusé d’espionnage, Dreyfus est de confession juive à une époque antisémite.
Ce papier met le feu aux poudres de cette affaire qui va commencer en 1890 et va se finir en 1906. A partir de l’année 1890 la France est « séparée » entre les Dreyfusards (ceux qui pensent que Dreyfus est innocent) et les Anti-Dreyfusards (ceux qui pensent que Dreyfus est coupable).
Vous allez me dire, quel est le rapport entre Zola et Dreyfus.
Emile Zola pense que Dreyfus est innocent et décide d’écrire un article dans le journal « l’Aurore ».
Cet article s’appellera « J’ACCUSE » qui est une lettre ouverte au Président de la République Française :
Felix Faure , qui meurt 1 an plus tard dans les bras de sa maitresse à l’Élysée.
Depuis cet article, que Zola a écrit dans le journal, il s’est fait de nombreux ennemis.
On l’a souvent caricaturé en cochon par exemple.
Zola est devenu gênant, certaines personnes lui envoient des lettres de menaces, pire encore, on veut qu’il meurt.
Le 29 septembre 1902, Emile Zola et sa femme Alexandrine reviennent de leur maison de Médan, au 21 bis de la rue de Bruxelles à Paris.
Ce jour là, le domestique des Zola dit à Alexandrine que le feu de la cheminé chauffe très mal.
La femme de Zola dit au domestique qu’elle verra cela le jour suivant.
Cette nuit là, de la fumée émane de la cheminée.
Le lendemain, le domestique essaye de réveiller les Zola.
A l’intérieur de la chambre, on retrouve Alexandrine dans le lit, quant à Émile Zola on le retrouve au pied de la cheminée.
Alexandrine a survécu mais pas son mari.
La cause du décès de Zola est dû « à un accident domestique » d’après le rapport de police. Zola a été intoxiqué au monoxyde de carbone à cause de la cheminée.
Des années plus tard, en 1906, Emile Zola aura le droit aux funérailles nationales et sera enterré au Panthéon auprès des grands hommes et femmes de l’histoire de France.
Pendant les funérailles d’Emile Zola, Alfred Dreyfus fut blessé au bras due à un tir de balle par un nationaliste.
Des années plus tard, le journal Libération écrit sur sa première page : « Emile Zola a-t-il été assassiné ? » qui date de 1953.
Un journaliste du nom de Jean Bedel a rencontré un témoin clé de la mort de Zola. Le journaliste a rencontré Pierre Hacquin qui a connu un homme du nom de Henri Buronfosse.
Cet homme et lui partageaient le même compartiment lors d’un trajet en train. Au fil des trajets communs ils devinrent amis mais un jour Buronfosse avoue à son ami que c’était lui qui avait bouché la cheminé des Zola.
A l’époque de la mort de Zola, Buronfosse était ramoneur et nationaliste comme la personne qui a tiré sur Dreyfus pendant les funérailles de Zola.
Emile Zola a-t-il été assassiné ou s’agit-il simplement d’un accident domestique ? Le mystère reste entier, on ne le saura jamais…

