Aujourd’hui, je vais vous parler d’un animateur de radio que j’apprécie énormément : Jacques Chancel.
Pour les plus jeunes qui ignorent qui il est, Jacques Chancel est né en 1928 et est décédé en 2014. Il fut le créateur d’une émission emblématique qui a marqué l’histoire de la radio : Radioscopie.
Diffusée sur France Inter de 1968 à 1990, cette émission culte reposait sur un principe simple : pendant une heure, le journaliste recevait une personnalité du monde des médias, de la culture ou du sport, pour un entretien en profondeur. L’émission, diffusée en direct du lundi au vendredi, accueillit plus de 3 600 invités.
Un moment fort de Radioscopie était son introduction : la voix du journaliste annonçait le nom de l’émission, suivie par celle de l’invité qui disait son propre nom, puis celle de Jacques Chancel, sur le thème musical composé par Georges Delerue.
Ce que j’aime dans cette émission, c’est la diversité des invités et la pertinence des questions posées. Ce qu’il est intéressant de savoir, c’est que Jacques Chancel ne rencontrait jamais son invité avant la prise d’antenne. Il préparait pourtant chaque entretien avec soin, en se documentant longuement sur son interlocuteur.
Pour en savoir plus, je vous conseille d’écouter certaines de ses émissions sur le site de France Inter ou bien sur le site de l’INA (https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/radioscopie-par-jacques-chancel), et de lire le livre que Martine Chancel, son épouse, lui a consacré : Les années Chancel – Radioscopie d’un passionné (Flammarion, 2015) : https://editions.flammarion.com/les-annees-chancel-radioscopie-dun-passionne/9782081367654
Elle y retrace non seulement sa carrière radiophonique, mais aussi son aventure télévisuelle avec Le Grand Échiquier, et sa passion pour le cyclisme et le Tour de France. C’est un ouvrage magnifique, qui nous emmène des Hautes-Pyrénées jusqu’à Saïgon, en passant par les studios de Radio France.
Jacques Chancel demeure, pour moi, une figure essentielle du journalisme, un homme d’écoute et de curiosité dont l’héritage continue de faire vibrer la radio française.

