En novembre de l’année prochaine, c’est-à-dire en 2026, nous célébrerons les vingt ans de la disparition d’un acteur que j’apprécie énormément : Philippe Noiret.
Cet immense comédien, à la voix grave et au style toujours élégant — souvent accompagné de son cigare, véritable marque de fabrique — a marqué le cinéma français par la diversité de ses rôles.
Anecdote amusante : il fut le premier homme à faire la couverture du magazine Elle. Amateur de bonne chère, il était aussi un excellent cavalier, une passion qu’il partageait avec son grand ami Jean Rochefort. Avec Rochefort, qui lui fit découvrir les chevaux, il possédait d’ailleurs une maison voisine de la sienne.
Pour beaucoup de spectateurs, évoquer la carrière de Philippe Noiret, c’est penser immédiatement à ses nombreuses collaborations avec Bertrand Tavernier. Ensemble, ils ont tourné neuf films, dont L’Horloger de Saint-Paul, Le Juge et l’Assassin, ou encore La Vie et rien d’autre. On se souvient aussi de La Grande Bouffe de Marco Ferreri, présentée à Cannes, et de la célèbre saga des Ripoux de Claude Zidi.
Ce que l’on sait moins, c’est que Philippe Noiret a commencé sa carrière au TNP de Jean Vilar, aux côtés de Gérard Philipe et de Monique Chaumette, qui deviendra plus tard son épouse. Ensemble, ils auront une fille, Frédérique, aujourd’hui restauratrice et propriétaire du restaurant Coup de torchon — clin d’œil au film dans lequel son père tenait l’un de ses plus beaux rôles.
Pour ma part, je vous recommande trois films incontournables avec Philippe Noiret :
- 🎥 Cinéma Paradiso de Giuseppe Tornatore
- 🎥 Le Vieux Fusil de Robert Enrico (César du meilleur acteur en 1976)
- 🎥 Tendre Poulet et sa suite On a volé la cuisse de Jupiter, réalisés par Philippe de Broca
Enfin, je vous invite à lire son autobiographie, Mémoire cavalière, écrite avec Antoine de Meaux, pour mieux comprendre l’homme derrière l’acteur.
